New York I love you

Il y a de ces villes que l'on imagine enfant, que l'on fantasme ado, que l'on visite pour la première fois adulte, les papillons dans le ventre, le coeur a dix milles, l'appareil photo en bandoulière, les yeux grands ouverts. 
La première fois j'avais 30 ans, mon amoureux avec moi et cette vieille chanson de Téléphone dans la tête. 
J'y suis retournée une fois, et puis La troisième je voulais l'offrir à nos enfants. 

28 février, 7:30, les valises sont prêtes, je réveille les petites, les grands ont déjà leurs sacs sur le dos. Un bus, un train, Paris le RER, Roissy-CDG. On est en avance, l'avion ne décolle que le soir. 

Huit heures de vol, six heures de décalage horaire. On est arrivé de nuit, on a traversé Brooklyn en taxi avec vue sur les lumières de Manhattan.

1er Mars, on se réveille à New York, hey New York bébé! Ados surexcités, une petite fille réveillée depuis 4 heures du matin, premier Flate white, Hot Chocolate pour les enfants, Butter croissante à 3 dollars pour la petite. On descend Metropolitan Avenue, Williamsburg sous le soleil, la brique rouge et ses hipsters, la vie semble au ralenti, simple et sans chichi. 
Les grands veulent voir Manhattan, les buildings, le bling bling. On a pris un Ferry jusqu'au sud de Manhattan, en vrai, on a pris le premier qui venait et on s'est laissé emporter. La journée à découvrir, à se perdre, un subway qui nous emmène dans l'Upper West Side, Central Park, les écureuils, les couleurs de la fin de l'hiver, et puis nous, nous sept ici maintenant.

Les jours se suivent, les jours s'étirent, on se couche de plus en plus tard, on n'en perd pas une miette de cette ville éclectique, de cette énergie, de ces rencontres fortuites, de ces vues imprenables, de ces cafés à tous les coins de rues. 
Dans le désordres, il y a eu les musées, les pizzas de Roberta's, Agathe et Réuben, la dame du pont de Brooklyn, City of the Sun dans le métro station Union Square, Coney Island, les pieds glacés de Zoé, le quartier des juifs orthodoxes (mais pourquoi ont-ils tous peur des chiens?), les rues de Brooklyn, les rencontres à Redhook, les -6°C de nos petits matins, le Vegan market du coin de la rue et son beurre à l'huile de coco à 10 dollars, il y a eu les squares pour enfants qui sont de vrais squares pour enfants, les premiers arbres en fleurs de la Highline et les téléphones portables greffés aux mains de nos adolescents partout où le wifi fonctionne ( donc partout à New York), le gospel de Tabernacle Brooklyn aux allures de show américain, la rencontre avec Hervé Tullet de loin et nos sourires de l'entendre si fier d'exposer à New York, petit français aux yeux d'enfants. Il y a eu tout ça et tous les sentiments, même pas fatigués, à peine jet-lagués.


New york i love you. 


 

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Brooklyn, Williamsburg.