Avant l’hiver

IMG_3094.JPG

Nos petits matins ressemblent à cette lumière qui rentre dans l’appart’, les cheveux ébouriffés par l’oreiller, les traces de la nuit dans les yeux brillants et les plis sur les joues. 

IMG_3119.JPG
IMG_3123.JPG

On se lève tard, on se lève quand un bruit nous réveille, c’est pas très sérieux parce qu’on arrive tout le temps en retard à l’ecole, au boulot, au café, à nos rendez-vous, mais on est comme ça, pas très sérieux.  

FullSizeRender.jpg



On a nos rituels, du pain grillé, un chocolat chaud au lait d’amande, un jus de pomme, et les petits-déjeuners ensemble. Un point sur la météo, un pull, des collants, un « bonbon-vitamine » pour Cerise.

IMG_3116.JPG
IMG_3109.JPG

On booste l’immunité avec des tisanes de thyms et aussi les compléments alimentaires Goumy. Il en existe trois autres, pour la concentration, la vitalité et la croissance. Sous forme de petites gommes, facile de faire le plein de vitamines!

IMG_3272.JPG

Article écrit den partenariat avec Les laboratoires Lehning.   

Septembre, sans transition.

Septembre, sans transition.
 

FullSizeRender.jpg
IMG_0138.JPG

Il y a eu juin, ses soirées étirés, ses matins déjà fatigués, le soleil, la canicule, la flemme de bosser, les trop de cafés, les apéros improvisés, mon anniversaire, celui de mon fils, une rencontre importante, intime, personnelle, de celles qui déchirent le passé,qui bousculent les sentiments, qui remettent de l'ordre dans la vie d'une petite fille de 37 ans. je n'en dirai pas davantage, c'est intime, mais fallait que je pose des mots.

FullSizeRender.jpg

 

Il y a eu juillet, août, en un éclair, sur des plages bondées de touristes, les sauts de puce dans une ville désertée, les diners sucrés, les petit-déjeuners de midi ou treize heures, les cours de poteries, le surf, les rencontres, le départ de notre grande pour l'Amérique, son rêve d'adolescente, notre fierté devant sa maturité et l'intelligence de ses presque 16 ans. Il y a eu nos soirées avec nos enfants, ces ados qui toute l'année nous échappent un peu plus chaque fois et que l'on retrouve là autour d'un jeu de carte, leurs rires, leurs discours sur la vie sur le monde sur ce que nous sommes en tant qu'humain et ce que nous devons faire pour la planète, mes lectures qui deviennent les leurs. C'est bon de les voir grandir, grandir bien, devenir de si belles personnes. Il y a eu la maison Merveille qui porte si bien son nom, Marion, Lily, Nina, et puis nos copains gallois, et Lauren, Greg et Bo, et puis nos petits parisiens hossegoriens... et tous les autres.

FullSizeRender.jpg
FullSizeRender.jpg
FullSizeRender.jpg
FullSizeRender.jpg

Il y a eu l'Ecosse, Edimbourg, la gentillesse et la bienveillance de ses habitants, la sérénité des espaces. 

FullSizeRender.jpg

Et puis mes lectures, l'odeur des pages abimées dans le sable, L'amie prodigieuse jusqu'à deux heures du matin, la vie incroyable de Simone Veil, les questions sur l'éducation, mes envies de fuite, notre besoin partagé de partir voir ailleurs ce qu'il s'y passe. 

FullSizeRender.jpg
FullSizeRender.jpg
FullSizeRender.jpg
FullSizeRender.jpg
IMG_0355.JPG
FullSizeRender.jpg

Il y a eu tout ça et tout ce qui ne se dit pas, tout ce que j'ai déjà oublié.

FullSizeRender.jpg

A l'océan.

Face à l'angoisse du temps qui semble passer de plus en plus vite, je veux tout consigner, ne rien oublier, être la gardienne de leurs souvenirs d'enfance, de nos souvenirs de parents, la malle aux trésors de notre vie ensemble. Tout est dans mon coeur, dans ma tête, dans mes pellicules pas développées, dans mes agendas, mes petits carnets semés dans notre appartement. 
Début juin 2017, on pourra dire que nous étions là, face à l'océan déchaîné, que ce week-end là, nous n'avions pas pu mettre un pied dans l'eau tant les vagues étaient fortes. On pourra se souvenir que Thaïs n'était pas là, déjà happée par sa vie d'adolescente, ses premiers week-ends à elle sans nous, que comme nous avions une place de libre dans la voiture et un lit vide dans la maison de vacances, nous avions emmené Blanche, la meilleure copine de Zoé. On se dira qu'il faisait déjà drôlement chaud pour un début de mois de juin, et que c'était même pas encore l'été, que les jours à rallonge nous les exploitions jusqu'à la nuit, que les enfants étaient crevés, que les lundis matins piquaient mais que c'était bientôt les vacances. 
On essayera de se rappeler que Arthur était vachement fort aux échecs, que ce week-end-là j'avais interdit les écrans parce que quand-même la vraie vie, c'est bien mieux les yeux grands ouverts, que j'avais emmené des jeux de société, que chacun avait un peu ricané de mes idées de fille née en 1980 mais que finalement tout le monde y avait joué. 
On se souviendra de la maison des cousins, au milieu de la forêt, de la cabane dans l'arbre, de la tyrolienne où chaque enfant s'est fait mal au moins une fois mais y remonte à chaque fois, des fous rire dans la piscine, de Violette, de Balthazar, tonton Golgot et Louise. 
Nos week-ends, au printemps de ses trois ans et demi, de ses onze ans et de leur adolescence ressemblent à ça, et nous avons pleine conscience d'avoir une chance incroyable.

New York I love you

Il y a de ces villes que l'on imagine enfant, que l'on fantasme ado, que l'on visite pour la première fois adulte, les papillons dans le ventre, le coeur a dix milles, l'appareil photo en bandoulière, les yeux grands ouverts. 
La première fois j'avais 30 ans, mon amoureux avec moi et cette vieille chanson de Téléphone dans la tête. 
J'y suis retournée une fois, et puis La troisième je voulais l'offrir à nos enfants. 

28 février, 7:30, les valises sont prêtes, je réveille les petites, les grands ont déjà leurs sacs sur le dos. Un bus, un train, Paris le RER, Roissy-CDG. On est en avance, l'avion ne décolle que le soir. 

Huit heures de vol, six heures de décalage horaire. On est arrivé de nuit, on a traversé Brooklyn en taxi avec vue sur les lumières de Manhattan.

1er Mars, on se réveille à New York, hey New York bébé! Ados surexcités, une petite fille réveillée depuis 4 heures du matin, premier Flate white, Hot Chocolate pour les enfants, Butter croissante à 3 dollars pour la petite. On descend Metropolitan Avenue, Williamsburg sous le soleil, la brique rouge et ses hipsters, la vie semble au ralenti, simple et sans chichi. 
Les grands veulent voir Manhattan, les buildings, le bling bling. On a pris un Ferry jusqu'au sud de Manhattan, en vrai, on a pris le premier qui venait et on s'est laissé emporter. La journée à découvrir, à se perdre, un subway qui nous emmène dans l'Upper West Side, Central Park, les écureuils, les couleurs de la fin de l'hiver, et puis nous, nous sept ici maintenant.

Les jours se suivent, les jours s'étirent, on se couche de plus en plus tard, on n'en perd pas une miette de cette ville éclectique, de cette énergie, de ces rencontres fortuites, de ces vues imprenables, de ces cafés à tous les coins de rues. 
Dans le désordres, il y a eu les musées, les pizzas de Roberta's, Agathe et Réuben, la dame du pont de Brooklyn, City of the Sun dans le métro station Union Square, Coney Island, les pieds glacés de Zoé, le quartier des juifs orthodoxes (mais pourquoi ont-ils tous peur des chiens?), les rues de Brooklyn, les rencontres à Redhook, les -6°C de nos petits matins, le Vegan market du coin de la rue et son beurre à l'huile de coco à 10 dollars, il y a eu les squares pour enfants qui sont de vrais squares pour enfants, les premiers arbres en fleurs de la Highline et les téléphones portables greffés aux mains de nos adolescents partout où le wifi fonctionne ( donc partout à New York), le gospel de Tabernacle Brooklyn aux allures de show américain, la rencontre avec Hervé Tullet de loin et nos sourires de l'entendre si fier d'exposer à New York, petit français aux yeux d'enfants. Il y a eu tout ça et tous les sentiments, même pas fatigués, à peine jet-lagués.


New york i love you. 


 

IMG_2838.JPG

Brooklyn, Williamsburg.